L’écolomie, une nouvelle économie écologique.

L’écolomie est le terme qui définit pour moi notre nouvelle forme d’économie en train de basculer.

C’est un mot qui n’existe pas, qui est inventé, et qui donne tout son sens. Si nous prenons ce qui s’est passé ces derniers mois avec le covid, nous nous rendons bien évidemment compte que notre économie comme on la connait arrive à ses limites. Et pourtant, on est continuellement sollicité pour relancer notre économie comme si rien ne s’était passé.

J’ai réfléchi quelques semaines avant d’écrire cet aspect de ce qui est pour ma vision, la meilleure transition que nous pouvons subir en terme de prise de conscience, ou bien la pire.
Je sais ce sont deux notions très contradictoires. Après tout, cela ne peut pas être la meilleure si elle est pire. Et pourtant, cette crise nous a fait prendre conscience, que l’Homme causait d’énormes désastres, et surtout qu’un arrêt structurel important était possible pour éviter un effondrement écosystèmique et préserver la biodiversité. Cependant, nous vivons dans un monde de plus en plus complexe et donc extrêmement fragile.

Notre société comme nous le connaissons actuellement, s’est construite sur un principe fort d’utilisation de ressources pour produire et détruire, ne remettant ainsi pas en évidence les déchets, et utilisant ceci comme une perte économique drastique. Et toute industrie surfant sur l’écologie, oublie son intérêt primordial ne préservant que l’économie et finissant par réaliser du greenwashing.

Ainsi, à la sortie de ce début de crise mondiale, une seule idée relancer l’économie, avec une seule problématique, l’économie est notre sauveur !
Et si au fond nous nous posions pas les bonnes questions ?
Et si cela devait être différent ?

La question serait ainsi :
A quoi sert l’économie si elle n’est pas utile à l’Homme?
A quoi sert l’économie si elle est utile uniquement à une minorité?

Cela fait des dizaines d’années que nous avons les mêmes politiques pour les mêmes idées néolibérales basées sur le matérialisme et non un fonctionnement plus serein.

Mais les signalements sur les problématiques écologiques ne datent pas d’hier.
Le premier avertissement pour réchauffement climatique date de… 1896
Svante Arrhenius est le premier scientifique à avoir quantifié la responsabilité du CO2 dans l’effet de serre.

Et bon nombre de chercheurs lui ont succédé mettant en avant le dérèglement systémique de notre mode de consommation.

Pourtant malgré tout, et mis à part notre crise actuelle, nous continuons comme si de rien n’était.

Le coût de matérialisation de notre économie, c’est chiffrer à des milliers de milliards de dollars pour une construction sur un modèle comme celui que nous avons.
Ainsi actuellement dès que l’on veut produire ou créer un produit, la recherche et développement est bien moins coûteuse que si nous devions tout réinventer.
Cela étant tout à fait l’inverse si nous voulons créer une solution écologique globale et durable, car cela nous pousse à repenser notre fonctionnement totale de nos technologies. Le coût de recherche et de développement est ainsi extrêmement important, lors de la mise en place car tout est à recréer ou adapter. Cependant, la rentabilité et les résultats sur le long terme sont extrêmement porteurs, et bien plus rémunérateurs qu’une solution actuelle. Ceci est dû au coût indirect.
Ces coûts indirects peuvent être dû par plusieurs formes, la rentrée d’argent, la création d’emplois, ou bien régler une solution sur le long terme.

Notre modèle actuel nous montre la fin, si on regarde la croissance. Effectivement, elle est bien plus rentable économiquement mais uniquement sur un court terme, car elle ne crée que des emplois précaires avec de moins en moins de valeur ajoutée.

Si on reprend ces modèles, ils peuvent être constant pendant des années mais ils finissent tant bien que mal par s’autodétruire, et desservir la masse globale de la population.

Une solution plus durable et plus écologique implique une action globale et donc une mise en place systémique. Ceci est une question de bon sens, et il est temps de penser la production pas uniquement sur un but direct de ressources spontanées mais bien sur une résultante croissance à forte valeur ajoutée.
On peut donc mettre en évidence que sur les systèmes écologiques, le coût de mise en place est très cher et la rentabilité monétaire non directe, cependant vu qu’elle n’est pas basée sur la destruction mais bien la remise en valeur et la création, tout ce qui est créé, n’est plus à refaire et crée de façon croissante toujours plus de valeur ajoutée, tout en augmentant les capacités de rentabilité.

Cela met ainsi en évidence qu’une solution durable doit être imaginée sur plusieurs générations mais finit continuellement par être économiquement durable et bien plus rentable qu’une solution par croissance de destruction, tout en favorisant l’accès et l’amélioration de nouvelles technologies.

Si nous prenons la nature, nous regardons une feuille tombée au sol ou un fruit, la nature n’est pas subventionnée pour réutiliser cette matière tombée parterre. Non, elle la réutilise car elle fonctionne en cercle et circuit circulaire en s’auto alimentant. Rien n’est laissé au hasard et tout déchet est une ressource non exploitée.

Les futures richesses se trouvent dans ce que nous appelons des déchets. Ces déchets sont nos futures ressources, et si nous construisons un modèle sur le principe de circuit circulaire comme le fait la nature nous serons ainsi bien plus rentables, car toute technologie aurait une utilité et toute matière serait valorisée, créant de nouvelles utilisations et richesses. Et ainsi de suite…. Un modèle qui par définition ne laisse pas de place à des pertes indirectes et qui est rentable en tout point.

Aujourd’hui, aucun modèle capitaliste est capable de montrer ce point en évidence et présente une fragilité croissante car elle utilise des ressources finies créant ainsi des pertes indirectes gigantesques et croissantes qui pourraient être éviter.

En repensant nos modèles, nous pourrons créer des structures bien plus solides et bien plus rentables, remettant au coeur de nos savoirs l’être humain et créant bien plus de richesses.

Il est temps d’agir! Pensons global!